Les sorties père et fils

Grands espaces à Condé-sur-l'Escaut

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Marcel, 6 ans, vous raconte son été dans le Valenciennois!

J'ai 6 ans, j'adore faire du vélo, manger des bonbons, et inventer des spectacles! Avec mon papa, on va vous raconter les sorties que l'on fera durant tout cet été.

  • Où se garer? Le parking de la base de loisirs de Chabaud-Latour est arboré et gratuit, pas de problème pour y stationner en toute sérénité… rue Henri Martrice, 59163 Condé-sur-l’Escaut
  • Où manger? Il y a beaucoup de tables de pique-nique à proximité de la base de loisirs, n’hésitez pas à prévoir un casse-croûte de produits locaux...
  • A pieds ou à vélo? L’itinéraire utilise une partie de « la boucle Un’Escaut » et est piéton… Il est donc complétement sécurisé pour la pratique du vélo ou de la marche !

Les trucs à ne pas oublier : crème solaire, bouteille d’eau et compote de pommes, chaussures adaptées (baskets), appareil photo.

Notre moment préféré: l’ascension du terril Ledoux, lorsqu'au sommet nous avons pu nous reposer quelques minutes et observer l'horizon.

Les sorties père et fils

Si cette période particulière a bien une vertu, c’est celle de nous avoir permis de prendre du temps avec nos enfants pour les voir grandir et parfois les redécouvrir… Mon fils a 6 ans, et occuper tout ce précieux temps libéré n’est pas, avouons-le, une mince affaire : passés l’école à la maison, les jeux, les ateliers de cuisine et autres coloriages, quelle sortie organiser en toute sécurité pour s’aérer et apprendre autre chose tout en nous permettant à nous, parents, d’en profiter un peu aussi ? J’ai expérimenté avec lui quelques idées de sorties dans le Valenciennois (à moins de 50 kilomètres évidemment !), et voici notre avis !

Une virée « grands espaces » pour s’aérer et se dépenser en toute sécurité!

Marcel et moi adorons habituellement nous rendre à Condé sur l’Escaut sur la base de loisirs de Chabaud-Latour. Dès que le soleil pointe le bout de son nez à la belle saison et que les températures grimpent, nous prenons la direction des jeux d’eau pour une pause rafraichissante… malheureusement, ils étaient encore fermés pour quelques jours, alors nous en avons profité pour ENFIN faire le tour de l’étang ! 

*Les jeux d'eau sont désormais ouvert! Mais sur réservation. Passez à l'accueil des jeux pour réserver votre créneau horaire ;-) 

Il s’agît d’une balade de 8 kilomètres, accessible à tous donc (Marcel a déjà fait des balades de 12 kilomètres à vélo), mais dont la particularité réside dans la nature de l’étang : il s’agît d’un site reconnu par l’UNESCO au titre du bassin minier. Auparavant, l’étang était plutôt un marais, mais la fin de l’exploitation minière et l’affaissement des sols provoqués par l’arrêt de l’extraction l’a « transformé » en un grand étang aux allures de grand lac ! Le chevalement que l’on observe à l’horizon nous a toujours intrigué, et c’est finalement le bon moment pour aller le voir de plus près et découvrir un de ces coins méconnus près de chez nous …

C’est parti !

Départ à 10h, Marcel est équipé de son vélo et de ses baskets, quant à moi ce sera marche rapide ! Nous partons depuis le parking de la base de loisirs et commençons notre escapade par une grande digue qui longe d’un côté (à gauche) l’étang, et de l’autre un bras mort de l’Escaut. Cette première partie n’est pas la plus passionnante car rectiligne, mais Marcel trouve rapidement de quoi aiguiser sa curiosité en allant observer les prises des pécheurs ou encore lorsqu’une famille de canards traverse la route devant nous ! Le calme règne et la fraîcheur matinale est très agréable… Nous sommes en jambes après avoir fait environ 3 kilomètres, et la balade se poursuit jusqu’au pied du chevalement après avoir traversé une jolie plaine et avoir fait l’expérience du vélo sur une route pavée (une centaine de mètres, à proximité du café « La Roselière »). Marcel, au pied du chevalement qu’il n’avait qu’aperçu de loin, est très impressionné. Du haut de ses 30 mètres de haut, le géant de fer a fière allure ! C’est le moment pour moi d’expliquer à Marcel l’histoire du site : l’extraction du charbon, la création des terrils, le rôle du chevalement…

Des conseils pour ne pas sécher sur l’histoire du bassin minier ?

Les questions fusent, alors voici quelques réponses que j’ai pu donner à Marcel :

A quoi ca sert un chevalement ?

C’est un ascenseur vers le centre de la terre ! D’ici les mineurs descendaient à plusieurs centaines de mètres sous terre pour travailler et extraire du charbon, avec une pioche, une petite lampe…

Pourquoi ils retiraient le charbon ?

Parce qu’à l’époque, on s’en servait pour faire de l’électricité, du chauffage… C’était très utile, mais très dangereux car ils étaient toute la journée sous la terre… Il faisait très chaud et il y avait peu d’air !

C’est quoi cette Montagne toute noire ?

Quand les mineurs allaient sous la terre pour creuser, ils retiraient de la terre, du charbon… Tout n’était pas utilisable. Alors tout ce qu’ils n’utilisaient pas, ils le mettaient là, et ça a fait une montagne !

Je vous conseille la vidéo (un film d’animation) réalisée par la Mission Bassin Minier qui explique parfaitement cette histoire : https://www.youtube.com/watch?v=5OPLDC1N42E&t=88s

Au top !

Lorsque vous parvenez de l’autre côté de l’étang, au niveau du chevalement, vous pouvez considérer avoir fait la moitié de votre balade ! Vous en avez sous le pied ? Tentez l’escalade du terril Ledoux par les sentiers (très faciles à trouver… il vous suffit de tourner vers la droite et de suivre le sentier)… Ce n’est pas trop raide, vous en avez pour 10 minutes maximum de marche, et ca vaut le détour !

Au sommet, à vous la belle vue sur la Belgique d’un côté, et le Valenciennois de l’autre…Marcel a adoré faire une pause au sommet, assis tranquillement ou l’appareil photo à la main pour immortaliser ce moment !

C’est reparti…

Ici, Le matin on peut encore trouver un peu de fraîcheur au bord de l’étang et à l’ombre des arbres. C’est le cas durant cette seconde moitié de la balade ! Tant mieux, le soleil commençait à monter… Après le terril, on reprend le chemin et on traverse de jolis bosquets. On croise une nouvelle fois des canards, et on se plait encore une fois à profiter du calme et de la vue sur les grandes étendues d’eau. Le paysage prend parfois des faux-airs de grande forêt lorsque l’on longe les bords de l’étang sur un promontoire dans sa partie Ouest.

Nous arrivons à notre point de départ après 8 kilomètres et environ deux heures (entrecoupées de la pause au sommet du terril). Marcel est fatigué mais ravi, tout comme moi qui ai pu profiter de cette pause dépaysante ! Objectif réussi, et Marcel me demande déjà où aura lieu la prochaine balade…

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