-A +A

Les apéros-spectacles

Avec le phénix, scène nationale et l'avant-scène

Dans le cadre de la nouvelle saison culturelle, Valenciennes Tourisme & Congrès s'associe au phénix, scène nationale de Valenciennes et pôle européen de création, pour vous proposer les "apéro-spectacles"

Profitez d'un apéritif avant ou après le spectacle au restaurant du théâtre "l'avant-scène" à un tarif préférentiel, pour :

  • Bigre, Théâtre-humour, le vendredi 19 octobre à 20h
  • Dominique A., chanson, le vendredi 14 décembre à 20h
  • F(l)ammes, théâtre, le jeudi 17 janvier à 20h
  • "JS Bach, les variations Goldberg" de A.Tharaud, musique classique, le vendredi 8 mars à 20h

Les tarifs :

Bigre : 32 €/personne

Dominique A. : 29 €/personne

F(l)ammes : 29 €/personne

"JS Bach, les variations Goldberg" : 32 €/personne

 

Bigre

Spectacle de Pierre Guillois, Agathe L’Huilier, Olivier Martin-Salvan Cie Le Fils du Grand Réseau MOLIÈRE 2017 MEILLEURE COMÉDIE Présentée comme un « mélo burlesque », récompensée du Molière de la meilleure comédie en 2017, cette farce muette met en scène les tribulations de trois voisins de palier. Derrière cette interjection, on trouve une pièce virtuose où les petites galères du quotidien prennent des proportions dantesques. Ce sont trois minuscules chambres de bonne, haut perchées sous les toits de Paris. Ici cohabitent trois personnes. Il y a un geek un peu enveloppé vivant dans un studio sacrément technologique (un claquement de mains et hop, les toilettes apparaissent !). À côté, un baba cool qui dort dans un hamac suspendu au-dessus de son fatras. Côté cour enfin, une blonde affriolante cumulant les activités (infirmière, masseuse…) avec plus ou (surtout) moins de réussite – ne la laissez pas vous couper les cheveux ! Ces antihéros ont toutefois deux choses en commun : la solitude propre à la vie urbaine et… un sens inné de la catastrophe ! Les accidents et les gags s’enchaînent. Quelque part entre Buster Keaton et les Deschiens, ces trois clowns tristes trouvent aussi le temps de s’aimer. Tout cela sans un mot, mais pas mal de bruit. Celui des rires dans la salle.

Dominique A.

La fragilité – concert solo Le parrain d’une certaine idée de la pop française creuse son sillon. Comme en témoigne sa récente actualité discographique, ce chanteur et écrivain se remet sans cesse en question. Inconditionnel des salles à taille humaine, il nous fait l’honneur d’une visite. Un concert dense et remuant, forcément. Au milieu des années 1990, un tube (« Le Twenty-Two Bar ») a placé Dominique A. en chef de file d’une nouvelle chanson française (aux côtés de Miossec ou Katerine). S’ensuivirent des années de succès critique. En 2012, le Nantais revenait en pleine lumière avec Vers les lueurs. Éléor, son successeur, poursuivait dans cette veine lumineuse, mélancolique et aérienne. Pas question de se reposer sur ses lauriers, aussi mérités soient-ils. L’année 2018 voit le chanteur majuscule fêter son demi-siècle et… publier deux albums distincts, l’un électrique (Toute latitude ), l’autre acoustique, cet automne (La Fragilité ). Sur scène, Dominique A. remet sans cesse son titre en jeu. Il est pourtant unique dans sa catégorie : il faut le voir, ce colosse, crâne glabre et mâchoire carrée, entonner d’un timbre doux, solaire et féminin, des morceaux dont la violence contenue ne peut laisser insensible.

F(l)ammes

Spectacle d’Ahmed Madani Sur scène, dix jeunes femmes issues de quartiers populaires et nées de parents ayant vécu l’exil prennent la parole. Ces femmes sensibles qui ont grandi dans un quartier sensible font vibrer les mots d’un manifeste poétique et politique. Aussi puissant que rare. La Coupe de Monde de 1998 avait fait émerger le symbole d’une France capable de faire de son métissage une force collective. La troupe « black-blanc-beurre » d’Ahmed Madani fait la démonstration d’une humanité partagée. Après Illumination(s) réalisé avec des jeunes hommes du Val Fourré, F(l)ammes est le deuxième volet d’une aventure artistique globale : face à leur destin. Ahmed Madani y met en lumière la réalité de ces jeunes Français des zones urbaines dites « sensibles ». Passées par le Festival d’Avignon en juillet 2017, ces F(l)ammes jouent leur vie sur les planches. Elles livrent leurs coups de gueule et leurs éclats de rire, leurs doutes et leurs peurs, leurs espoirs et leurs peines, leurs émotions et leurs rêves et invitent à voir le monde avec les yeux de l’autre pour changer de regard.

JS Bach, les variations Goldberg de A. Tharaud

Accueilli dans les plus grandes salles du monde, Alexandre Tharaud est un artiste rare. Pianiste éclectique, écrivain, directeur artistique, il pose son piano sur les planches du phénix avec ce monument de la musique classique. Il vise le cœur, uniquement le cœur. De concertos délicieux en symphonies magistrales, la virtuosité d’Alexandre Tharaud trouve écho avec grâce dans des projets très variés : de la bande son d’Amour de Michael Hanecke aux Nouvelles Suites de Rameau, de Chopin à Mozart ou Barbara. Mais c’est ici avec ce qu’il qualifie « de sommet de la littérature pour clavier » qu’il revient au phénix. À jamais marquées de l’empreinte de Glenn Gould, Les Variations Goldberg (commandées à Bach par le comte Keyserling afin de résoudre ses problèmes d’insomnie !) font définitivement entrer leur interprète dans une autre dimension. Pour Alexandre Tharaud, cette partition provoque « quelque chose qui nous dépasse ». La profonde humanité qui se dégage de la musique n’a d’égales que la passion et l’élégance avec laquelle le musicien l’interprète. Un moment suspendu.