Les sculptures du jardin du musée

Oeuvres classiques ou abstraites, le jardin jette un pont entre tradition et création contemporaine

Chaque rencontre avec une œuvre d’art est le prétexte à la découverte d’une vie d'artiste et un processus créatif.

 

Une majorité des œuvres exposées autour du Musée ont pour point comment d’être composées de formes géométriques simples, développant des réflexions, instaurant des jeux et des expériences qui reflètent la richesse et la diversité de l’une des principales tendances de la création du XX° siècle, l’Art abstrait, et plus spécifiquement l’abstraction géométrique.

À l’exemple de la sculpture « si et seulement si »  de Pascal Levrague , où entre deux monolithes géométriques, deux pierres monumentales séparées par quelques centimètres, un intervalle, d’incertitude en somme, la géométrie et la lumière s’invente et se ré-invente librement.

ici l'artiste utilise l’espace, comme composante de l’œuvre et joue entre densité et légèreté entre vide et matière.

la sculpture en acier corten 1, 2, 3, 4, 5 est représentative de l'art simple et très complexe de Norman Dilworth. L’œuvre est réalisée à partir d’un module assemblé à 2, 3, 4, 5 autres modules identiques, elle pourrait croître dans les 3 dimensions de l’espace comme le font les cristaux de glace.

Le jeu est une part importante de l'activité. En organisant et en manipulant les éléments dont je me sers, je crois que je découvre des possibilités que je n'avais pas prévues.

Norman Dilworth

La piéta de René Leleu, sculpteur valenciennois (Prix de Rome)

Elle est situé au pied du lycée Watteau, celui-là même qui fut le siège de la Kommandantur allemande durant la Deuxième Guerre. L'oeuvre est consacrée aux victimes des nazis. Toutes les victimes : résistants, prisonniers fusillés de Watteau, déportés, juifs, tziganes, homosexuels, tous sacrifiés dans le feu qui a ravagé l'Europe. Des victimes, civiles, qui, ici, n'avaient pas de stèle spécifique, à eux dédiée. C'est une femme. Sur ses genoux, elle tient un corps allongé. Elle parle de douleur, de vie brisée, elle parle d'arbitraire aussi, de liberté foulée au pied. Pas de résignation, plutôt une protestation muette, un cri silencieux.

La colonne de la défense de Gustave Crauck

Elle se situe sur la place verte, dans la rue Viewarde. elle fut Installée sur la place verte le 25 mai 1902, montée sur une colonne dont le soubassement comprend trois bas-reliefs en bronze. Cachée chez René DELANNE durant la guerre 1914-1918 puis inaugurée de nouveau, au sommet d'une colonne de granit rose bagué de bronze en 1932.