Le Hockey sur Glace

Rencontre avec le Valenciennes Hainaut Hockey Club

Dans les coulisses du Club avec Sébastien Bailleul (président du club) et David Selin (capitaine des Diables Rouges)

 

Surnom évocateur des plus grandes équipes sportives, sélection nationale de football belge en tête ou « Reds Devils » de Manchester United outre-manche, l’appellation des diables rouges a toujours servi à désigner des collectifs de qualité.
Valenciennes ne déroge pas à la règle et se démarque seulement parce que ses propres diables évoluent sur la glace et ont troqué le ballon rond pour un palet. La recette, les  joueurs du VHHC l’ont trouvé il y a longtemps : ténacité et passion, association savoureuse et gagnante au cœur de l’ADN du club qui régale son public depuis un demi-siècle.

 

Nos diables, avec leurs crosses, sont des teigneux mais surtout ils ont du cœur et ne demandent qu’à partager leur savoir-faire. C’est dans cet état d’esprit que Mr Sébastien Bailleul et Mr David Selin m'ont reçu, pour me décrire leur club en pleine progression.

Jean

Leur bureau est rempli de photos et d’images de matchs. Il faut les voir, les Diables, équipés pour la bataille ! Ils impressionnent, tout en combinaison, casques, gants et crosses, ce sont de vrais chevaliers en armure qui défendent leurs couleurs  sur la glace. C’est la force du hockey, d’équiper les joueurs de la sorte et d’arriver à les faire jouer si vite : parce qu’il s’agit bien de vitesse, glace oblige.
C’est aussi un sport de contact, mais Sébastien et David m’expliquent  comment la discipline est particulièrement bien encadrée et que l’on s’y blesse moins qu’au football ! Voilà qui rassure. Si vous hésitez encore, pourquoi ne pas vous laissez tenter par les essais gratuits du samedi matin, dont nous parle Sébastien ? Cette possibilité est réservée aux plus jeunes, mais voilà l’occasion de leur faire découvrir l’univers de la glisse, sans vous engager pour autant !

Les deux passionnés évoquent avec moi la vie du club, riche en événements qui viennent rythmer l’année et auxquels chacun est libre de participer. Barbecues, soirées dansantes, tournoi annuel ou démonstration de Hockey sur la Place d’Armes où vous pourriez bien  croiser par hasard les joueurs et leur capitaine, qui s’engagent à fond pour faire vivre le VHHC. 

Evoquer les Diables Rouges, pour Sébastien et David c’est aussi parler du public, forcément. Les 800 spectateurs présents les soirs de match en tribune ont porté leur équipe et ils ont joué un rôle déterminant au cours de la saison difficile mais passionnante des Diables.  

Maintenant, pour jouer les premières places en Division 2, le club a besoin de vous ! Commencez donc par lire ces quelques lignes. 

J’ai posé mes questions sur le Valenciennes Hockey Hainaut Club à Mr Sébastien Bailleul et le capitaine des Diables Mr David Selin !    

Est-ce qu'on se fait mal en jouant au Hockey ?

Sébastien Bailleul : On a l’image d’un sport assez dur, mais il faut savoir qu’en France il n’y a pas de bagarres, c’est très encadré. Il n’y a pas de contacts entre joueurs avant le niveau U15 (15ans), par exemple. David Selin : Le Hockey est un sport physique, qui va vite et il y a du contact, on ne va pas le nier. Mais le tout est très encadré, avec des règles bien en place comme le dit Sébastien, qui sont là pour protéger les joueurs. Et puis il y a énormément de protections. En club, on se fait moins mal qu’en venant patiner en loisir. Vous avez moins de chances de vous blesser au hockey qu’au foot !

(Me voilà rassuré !) Dites-moi, pour nous remettre dans le contexte, le club existe depuis bientôt 50 ans, c’est ça ?

SB : Oui c’est ça, il a été créé en 1970. On fête cette année les 10 ans de la reprise, depuis la réouverture en 2008. Nous allons justement célébrer cet anniversaire à l’occasion de la fête du sport à Valenciennes, le 22 septembre.

D’accord, nous essaierons d’y être ! Dites-moi, combien d’adhérents y a- t-il a au club aujourd’hui ? Et à partir de quel âge peut-on commencer ? 

SB : On en a 274. C’est un chiffre qui augmente, on essaie de travailler sur le recrutement pour faire grimper le nombre d’adhérents. Par exemple on met en place 3 séances d’essais gratuites pour les jeunes le samedi matin. 

DS : On a ici des licenciés qui ont de 4 ans à 70 ans, on peut commencer à tous les âges. Evidemment c’est un sport technique, mieux vaut commencer jeune. 

Bientôt 300 adhérents donc, on imagine qu’il y a plus de garçons que de filles ?  


DS : Il y a plus de garçonS c’est vrai, mais le hockey féminin se développe, l’équipe de France féminine à de très bons résultats, elle a été championne du Monde de deuxième division.
SB : On a eu ici une joueuse en particulier, Lara Escudero, qui a joué au Canada, maintenant en Suisse, qui performe en équipe de France depuis des années. C’est une joueuse formée au club, ça doit encourager les filles à découvrir ce sport. 

Message reçu. Est-ce qu’on peut assister aux entrainements pour se faire une idée ?


SB : Bien sûr, le public peut assister aux entrainements, à condition de bien passer par l’entrée club et de rester en tribunes. Il ne faudrait pas se blesser sur la glace.  

Parlez-nous du sport en lui-même, combien de temps dure un match de Hockey ? Et à quoi ressemble un score de match ?

SB : Au hockey il y a 3 périodes de 20 minutes. Donc pour les spectateurs il y a au minimum une heure de spectacle. Donc vous avez le temps de profiter sans que ça ne soit trop long.

DS : A propos du score, c’est très rare les 0-0 ! On met beaucoup de buts au hockey.
(David et Sébastien se regardent) Parfois on s’en prend un peu trop aussi ! (rires)

Haha, je vois, il y a du spectacle alors ! Parlez-moi de l’esprit du club… 

SB : Nos valeurs sont humaines et sportives : le respect, la tolérance, l’esprit d’équipe, le fair-play et la convivialité aussi en font partie. On essaie de mettre beaucoup de cœur dans nos actions, dans la vie du club et sur la glace.

DS : Dans notre ADN il y a aussi l’envie, la ténacité qu’on met sur le terrain, dans l’engagement. Ça aussi, c’est l’esprit du club.

SB : On fait aussi la présentation d’une association du territoire, sur le terrain à chaque début de match. On peut inviter des écoles à découvrir le sport, on s’investit dans la cohésion sociale.

Très bien. Donc vous vous impliquez pour faire connaître ce sport ?

DS : Notre but c’est de faire découvrir ce sport à un maximum de monde. On est par exemple présent à tous les quartiers d’été. On est aussi présent au Vital Sport de Décathlon. Cette année, on s’est également retrouvé sur la place d’arme pour la fête du sport, où on avait installé une patinoire synthétique. On tient au maximum à rendre le Hockey accessible. Et à le faire découvrir.

SB : Même financièrement on essaie de rendre la discipline accessible, en prêtant du matériel et l’équipement. On permet aussi aux gens d’échelonner les paiements, de les étaler sur l’année pour ne rajouter trop de coûts au moment de la rentrée. Le but c’est de permettre aux gens de débuter.  La vie du club est bien rythmée, on organise différents événements, barbecues, soirées dansantes, tournois annuels, auquelx les joueurs participent !

Est-ce que vous avez un souvenir sportif en particulier, lié au club ?

SB : Je me rappelle d’un beau parcours que nous avons effectué l’année dernière en Coupe de France. On y était un peu les petits poucets. Et on a réussi à se hisser en huitième où on a affronté Rouen, l’équivalent du PSG en ligue 1 de football. DS : Rouen, c’est un autre univers. L’équipe était impressionnante, et on a eu beaucoup de monde ici, 1200 personnes dans les tribunes. C’était une grande fête du Hockey !

J’imagine bien ! Parlez-moi de ce public, à quel point est-il important pour vous ?

DS : Ça aide énormément ! Le public c’est un joueur en plus sur la glace avec nous. SB : On a un public génial. L’affluence moyenne est de 800 personnes, c’est la troisième affluence de France derrière Marseille et Montpellier…. On aussi 5000 abonnés sur Facebook. Cette année sportivement ça a été difficile, mais le public n’a pas lâché, il faut le remercier pour ça.

Vous avez vos propres mascottes ?

SB : Nous avons El Diablo ! C’est un supporteur, un membre du public qui joue ce rôle, il met une super ambiance et il chauffe le public !

 

  • Les jeunes ont droit à 3 essais gratuits le samedi matin, pour découvrir le hockey et se faire une idée !