Vous etes ici : 
  1. Accueil > 
  2. Patrimoine > 
  3. Patrimoine religieux

Patrimoine religieux

S’il ne reste que de rares vestiges de l’important passé abbatial de la vallée de l’Escaut, l’évangélisation et la mise en valeur du territoire menées par les moines dès le VII° siècle ont donné naissance aux communes actuelles. Les aléas du temps et des conflits dont le Valenciennois a été le théâtre ont laissé un riche patrimoine religieux sans cesse reconstruit.

Église-Beffroi Saint Géry (XII°, XVII°, XIX° et XX°s.)

L’ancienne église des frères Mineurs, devenue paroissiales sous le vocable de Saint-Géry est, dans la ville de Valenciennes, la seule qui remonte au Moyen-Age. De son origine, elle a conservé 12 piliers de pierre avec leurs chapiteaux, symbolisant les 12 apôtres et une partie de son chœur datant du XIII°siècle. L’édifice échappe aux révolutions et aux guerres non sans quelques transformations. Sa tour construite en 1850 et inspirée d’un style néogothique « romantique » et vient réparer une double erreur de l’histoire ; une église sans clocher, et une ville sans beffroi… En effet, elle offre à la plus vieille église de Valenciennes, une tour que les Cordeliers avaient fait démolir, six siècle plus tôt, en respect de leur vœu de pauvreté, et remplace le beffroi de la ville qui s’est effondré quelques années auparavant en 1843.

La basilique Notre-Dame du Saint-Cordon (XIX°s.)

Érigée entre 1852 et 1865, l’église obéit au style néogothique. Haut de 82 m, son clocher abrite la cloche municipale nommée « Jeanne de Flandre », qui résonnait jadis dans le beffroi de la ville. Centre du pèlerinage lié au miracle de 1008, elle est élevée au rang de basilique mineure en 1922. Selon la légende, la Vierge ou un ange déroula tout autour de la ville un cordon, l’isolant ainsi d’une épidémie de peste et la sauvant de la mort. 1000 ans après les valenciennois effectuent encore chaque 2e dimanche de Septembre, un pèlerinage, long de 14km tout autour de la cité, en partant de la place du Canada. L’année 2008 marque le millénaire de cette tradition.

La chapelle du Carmel à Saint-Saulve  (XX°s.)

Construite par Pierre Székely en 1966, la chapelle du carmel de Saint-Saulve, qui abrite 14 carmélites se découvre derrière un portail toujours ouvert. Dans un élégant assemblage, un vaste cercle qui abrite le choeur et la chapelle réservée aux religieuses s'adosse à un bâtiment rectangulaire qui accueille les laïques. Le clocher dessine un arc de cercle. Cela semble simple et beau : quelques courbes, des droites, des angles aigus construits avec des matériaux bruts, du béton et des briques, recouverts d'un enduit blanc. Lorsque s'élève le chant des carmélites, le bâtiment prend toute sa dimension mystique. Le silence est habité. Un léger parfum d'encens plonge les sens dans la méditation tandis que la lumière des vitraux anime les parois et le sol : douze cercles de verre coloré traversent le plafond, imitant les douze pierres précieuses de l'Apocalypse.

L’église Saint-Martin à Sebourg (XII°-XVIII° s.)

La découverte de cette charmante église assise au sommet d’un talus promet bien des surprises… Tel un phare au milieu d’un océan de verdure, son clocher porche d’esprit baroque reconstruit en 1697 impose aux regards, sa bucolique silhouette à plusieurs kilomètres à la ronde… Ses murs de pierres gardent quant à eux, jalousement de nombreux trésors datant de l’époque médiévale à nos jours ; la cellule, le tombeau et les reliques d’un saint local, Druon, décédé en 1186. Un rare témoin de piscine liturgique romane à deux cuvette pour le rite des ablutions à la fin de la messe… Ou encore une Dalle funéraire avec gisants datant du XIII° siècle…

L’ancienne bibliothèque et chapelle des jésuites à Valenciennes (XVIII°s.) 

Ce grand volume abrite aujourd’hui la bibliothèque médiathèque municipale et renferme l’une des plus belles collections de manuscrits anciens de la région en provenance des abbayes. Parmi ses richesses figure la « Cantilène de sainte Eulalie », le plus ancien texte connu en langue française, rédigé vers 882.
La façade principale percée sur deux niveaux de fenêtres de style Louis XIII, et d’oculis ornés de guirlandes Louis XVI témoigne de l’influence de l’ornementation française sur les architectes locaux, mais elle illustre également, la fidélité à la brique encadrée de pierres blanches, au toit d’ardoise, au pignon à gradins. Au rez-de-chaussée se situe l’ancien parloir tandis que l’étage abrite la « salle des jésuites » ancienne bibliothèque restituée dans son état initial. Elle offre aujourd’hui l’exemple français le plus complet de décoration peinte au XVIII° siècle.

L’église Saint-Wasnon à Condé-sur-l’Escaut (XVII°- XVIII°s.)

Elevée entre 1751 et 1755 à l’emplacement de l’ancienne église paroissiale, l’église Saint-Wasnon est une commande du Maréchal Emmanuel de Croÿ à l’architecte parisien en vogue sous Louis XV, Pierre Contant d’Ivry. L’édifice répond aux canons de la contre-réforme et contraste avec le singulier clocher construit un siècle et demi auparavant (1607-1621).
Ce clocher mérite une attention particulière, construit avec les matériaux traditionnels ; brique, pierre et grés, il présente du haut de ses 44 mètres une charpente typiquement hennuyère en forme de bulbe flanqué de quatre clochetons également à bulbe.

accès rapide