Vous etes ici : 
  1. Accueil > 
  2. Patrimoine > 
  3. Patrimoine minier et industriel

Patrimoine minier et industriel

C’est à Fresnes-sur-Escaut, au cœur du Valenciennois, qu’ont été donnés les premiers coups de pioche de l’histoire de l’exploitation houillère dans le Nord-Pas-de-Calais en 1720. Dès 1757, l’acte fondateur de la Compagnie des Mines d’Anzin est signé au château de l’Hermitage à Condé-sur-l’Escaut. Pendant près de deux siècles et demi, cette aventure minière et industrielle a fait du Valenciennois une terre d’avant-garde et de progrès qui conserve aujourd’hui un héritage original et prestigieux.

Château de l’Hermitage (XVIII°s.) 

Le Château de l’Hermitage fut édifié entre 1786 et 1789 par l’architecte Chaussard pour le prince Anne-Emmanuel de Croÿ dont la richesse s’accrue après la découverte et l’exploitation du charbon sur ses terres. Située dans la forêt de Bonsecours-Condé, cette résidence néo-classique majestueuse est inscrite aux Monuments Historiques. Le plan centré du bâtiment principal rompt avec l’agencement palladien classique : de la rotonde partent des axes perpendiculaires et diagonaux distribuant trois vastes salles d’apparats, appartements, et dégagements de service. Les façades sobres dissimulent un intérieur somptueux et raffiné comprenant de délicates cheminées en marbre, des bas-reliefs, des fresques, des décors en stuc et des parquets splendides.
Depuis cinq ans une réhabilitation du château, de ses dépendances, des jardins et du parc est entreprise : Les murs d’enceinte et 8 portails d’entrée ont été restaurés, de même que les quatre façades de la résidence principale et les perrons. À  cela s’ajoute le rejointoiement des pierres et le curage des douves envasées. Bien qu’il reste beaucoup à achever, le château s’est redonné une nouvelle vie.

La « machine à feu » du Sarteau (XIX°s.)

Le secteur sur lequel se trouve la fosse du Sarteau fut le premier exploité dans le bassin minier du Nord - Pas-de-Calais en 1720. Jusqu’à de récents travaux de recherche, cet édifice en maçonnerie de brique, ressemblant à un donjon médiéval, a été universellement présenté comme un chevalement destiné à l’extraction du charbon. En réalité ce remarquable bâtiment édifié à partir de 1826 sur la commune de Fresnes-sur-Escaut, n’est autre qu’une « machine à feu » assurant l’exhaure, c’est-à-dire l’évacuation de l’eau qui s’infiltrait dans les galeries de mine. À ce titre c’est un témoin unique dans la région, de la lutte incessante que les mineurs ont mené contre les eaux et l’illustration de la très haute technologie employée par la Compagnie des Mines d’Anzin.

 

Le chevalement Dutemple (XX°s.) 

Ce chevalement datant de1920 et réalisé en béton armé sur le modèle des chevalements métalliques. Isolé aujourd'hui dans un jardin public, c’est un remarquable témoin des chevalements construits après la Première Guerre mondiale. Puits numéro 2 de l'ancienne fosse Dutemple à Valenciennes, foncée pour la Compagnie des Mines d'Anzin, il a cessé son activité en 1949.

Gare de Fresnes

Bâtie sur le même cavalier Somain-Peruwelz que les anciennes gares de Condé-sur-l’Escaut  et Vieux-Condé, cette construction comporte une façade de brique vernissée, tout comme les maisons de mines traditionnelles. Elle borde l’ancienne voie ferrée qui à fait place à un sentier de randonnée de plus de 10 Kilomètres.

Coron des 120

Ce logement est d’une modernité audacieuse pour son époque. Il est proposé à l’exposition Universelle de 1867 alors axée sur l’économie sociale par la Compagnie des Mines d’Anzin et obtient une médaille d’argent. Ce coron est comme un trait tiré de plus de deux cent cinquante mètres de long entre Anzin et Valenciennes. Il regroupe  cent vingt maisons en six barreaux alignés. Chaque barreau est composé de vingt logements construits dos-à-dos. De part et d’autre du coron, on accédait aux maisons par une « voyette » qui distribuait les jardins, les clapiers, les puits et les cabines d’aisances.
L’ensemble de l’opération est en briques. Le vocabulaire architectural est simple mais soigné sur les façades principales. Linteaux cintrés des fenêtres, et portes soulignés d’un ressaut de briques, volets en bois, modénatures de briques en corniches sont les seuls ornements.
Par contraste avec cet aspect domestique, les pignons sont traités de manière plus monumentale. Œil-de-bœuf, rouleaux de briques, frontons triangulaires, bandeaux répétitifs en saillie, fausses fenêtres composées avec symétrie, rythment leur architecture et traduisent toutes la dimension symbolique du pignon qui caractérise la typologie du coron.

Le chevalement Ledoux ( XX°s.) 

En périphérie des murs de la ville forte de Condé-sur-l’Escaut, l’industrie minière a produit entre autres choses un patrimoine remarquable… Avec le clocher de l’église, le chevalement Ledoux est le monument le plus visible de la commune. Ils constituent l’un des témoins particuliers de l’histoire industrielle de la ville et présente un exemple de la modernisation dans les années 1950 des puits d’extraction de charbon . À l’origine, deux chevalements identiques à double molette donnent accès au sous-sol. La fosse Ledoux ferme en 1988 et lors du démantèlement des locaux, l’un de ses chevalements est conservé et inscrit au titre des Monuments Historiques dès 1992.

accès rapide